Géométrie du déplacement
Géométrie du déplacement est une recherche artistique autour de la migration, du déplacement et de la transformation de l’identité. À travers l’abstraction géométrique, les formes, les couleurs et leurs relations deviennent un langage symbolique pour explorer le territoire, la mémoire, l’incertitude et la reconstruction.
Nourri par ma propre expérience migratoire, le projet interroge la manière dont les territoires et les contextes que nous traversons participent à ce que nous devenons. L’identité n’est pas une forme fixe : elle se transforme au contact des lieux, des expériences et des déplacements.

Transition
Dans cette œuvre, deux territoires colorés se font face tandis qu’une forme circulaire traverse l’espace qui les sépare.
Au fur et à mesure de son déplacement, le cercle quitte progressivement la couleur du territoire qu’il laisse derrière lui pour adopter celle du territoire qu’il rejoint. La forme reste la même, mais son apparence se transforme au contact du nouvel environnement.
Transition explore ainsi la relation entre la personne et les territoires qu’elle traverse : comment un contexte transforme notre perception, notre manière d’exister et notre rapport au monde.
Le déplacement devient ici non pas une rupture, mais un processus de transformation.
Identités posibles
Identités possibles est une œuvre modulaire composée de douze pièces carrées indépendantes, pouvant être déplacées, pivotées et recomposées.
Chaque module possède son autonomie, mais participe à une composition globale. Lorsque les pièces changent de position ou d’orientation, l’ensemble se transforme et fait apparaître une nouvelle configuration.
L’œuvre propose une métaphore de l’expérience migratoire : l’identité se reconfigure avec chaque déplacement. Elle peut changer de forme, de relation et de perception sans pour autant perdre ce qui constitue son essence.

Zone d’incertitude
Cette œuvre est composée de deux cercles superposés, représentant deux mondes qui se rencontrent et entrent en tension. Au centre, leur zone d’interaction, marquée par le rouge, devient une zone d’incertitude : un espace de transition, de vulnérabilité et d’inconnu.
Trois formes triangulaires, évoquant des embarcations abstraites, traversent ces deux mondes et avancent vers cette zone intermédiaire. Elles représentent le déplacement de personnes confrontées à l’incertitude du passage d’un territoire à un autre.

La migration forcée n’est pas volontaire
Cette œuvre aborde la réalité du déplacement forcé et la rupture avec le territoire d’origine.
Un carré déplacé de sa position initiale et qui ne peut retrouver sa place symbolise l’expérience de celles et ceux contraints de quitter leur territoire, particulièrement lorsque le départ n’est pas choisi.
Au centre, des formes évoquant des embarcations traversent l’espace entre deux territoires, en direction d’une zone de refuge. Le déplacement devient alors le symbole d’un passage imposé, entre rupture avec le lieu d’origine et attente d’un nouvel espace possible.

Paysages de moi
Avec Paysages de moi, la recherche se déplace du territoire géographique vers le territoire intérieur.
Montagnes, eau, soleil et figure végétale composent un paysage abstrait qui fonctionne comme un autoportrait émotionnel. Les éléments naturels deviennent des formes symboliques permettant d’évoquer les racines, la mémoire, l’appartenance et les différentes couches qui composent une identité.
Le paysage n’est plus seulement un lieu extérieur : il devient une représentation de ce qui habite en soi

